Depuis le 1er janvier 2026, le DPE a changé de visage. 7 millions de résidences principales gagnent au moins une classe énergétique, et 850 000 logements sortent du statut de passoire thermique — sans le moindre travaux.
Ce qui change dans le calcul
Le coefficient de conversion de l'électricité finale en énergie primaire passe de 2,3 à 1,9. Il pénalise moins les logements tout-électrique, longtemps désavantagés malgré une électricité française largement décarbonée. Un logement chauffé à l'électricité peut basculer de G à F, de F à E, voire de E à D. Les anciens DPE peuvent être recalculés sur le simulateur officiel.
Le calendrier des interdictions reste maintenu
La réforme allège le calcul mais ne supprime aucune échéance : interdiction de louer les G depuis 2025, les F au 1er janvier 2028, les E au 1er janvier 2034. Autre nouveauté : toutes les copropriétés, y compris de moins de 50 lots, doivent disposer d'un DPE collectif.
Trois actions concrètes cette année
1. Faire recalculer le DPE des biens chauffés à l'électricité (diagnostic 100 à 250 €). 2. Auditer les biens classés F : un reclassement mécanique en E fait gagner près de six ans avant la prochaine échéance. 3. Activer les nouvelles déductions : la Loi de finances 2026 permet de déduire jusqu'à 40 000 € par an de travaux énergétiques des revenus fonciers, contre 10 700 € auparavant.
Et pour l'acquisition ?
Les biens étiquetés F ou G chauffés à l'électricité affichent encore des décotes de 10 à 20 %, qui se réduiront mécaniquement. Fenêtre d'arbitrage favorable pour les investisseurs réactifs, à condition d'auditer la performance réelle du bâti.
Conclusion
La réforme DPE 2026 n'est pas qu'un ajustement technique : c'est un signal pour les investisseurs prudents. Faites recalculer vos DPE et exploitez les nouveaux plafonds de déduction fiscale.