Depuis le 1er janvier 2026, les règles du Diagnostic de Performance Énergétique ont changé — et pour beaucoup de propriétaires, c'est une excellente nouvelle. Une simple modification du coefficient de l'électricité permet à près de 850 000 logements de changer de classe, sans le moindre euro de travaux.
Pourquoi le DPE a-t-il changé ?
Le DPE applique un coefficient multiplicateur à l'énergie finale pour estimer l'énergie primaire. Pour l'électricité, il était de 2,3 depuis 2021 — un chiffre élevé qui pénalisait les logements électriques. En 2026, il est abaissé à 1,9, pour mieux refléter un mix électrique français décarboné. Un logement consommant 100 kWh d'électricité se voyait compter 230 kWh d'énergie primaire avant, contre 190 kWh aujourd'hui.
Qui est concerné ?
Les logements chauffés principalement à l'électricité (convecteurs, plancher chauffant, pompe à chaleur), classés F ou G avant le 1er janvier 2026, et dont le DPE a été réalisé après le 1er juillet 2021.
Quelles conséquences pratiques ?
Des interdictions levées : les G sont interdits à la location depuis 2025, les F le seront en 2028 ; un bien passé de G à E peut être remis sur le marché sans investissement. Des négociations repensées pour acheteurs et vendeurs. Le DPE collectif devient obligatoire pour toutes les copropriétés, y compris de moins de 50 lots.
Nos conseils pratiques
Vérifiez la date de votre DPE (réalisé entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2024 = recalculable). Demandez une simulation à votre diagnostiqueur. Ne confondez pas DPE individuel et collectif. Anticipez 2028 (interdiction des F). Profitez des aides disponibles (MaPrimeRénov', Eco-PTZ, CEE).
Conclusion
La réforme DPE 2026 est une opportunité concrète pour des centaines de milliers de propriétaires. Elle ne dispense pas d'une stratégie de rénovation à long terme, mais ouvre une fenêtre d'action immédiate : faites actualiser votre diagnostic dès maintenant.